106-NOUS VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE !
Compatriotes amis, nous sommes tous des vernis !
Nous habitons un pays où presque tout est permis ...
Non permis par les lois, mais permis par passe-droit,
Ou par la négligence d'une miséreuse engeance
Qui prône son crédo à tous les échos :
<< RIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE ! >>
***
Cette formule adoptée par une majorité
Fait que de fil en aiguille, de broutille en banderille,
On tolère presque tout, on ne respecte rien.
Les gens se "foutent" de tout et ne comprennent rien !
+++
On paie nos tolérances d'un passé très récent
Avec des redevances d'intérêt indécent ...
...
Dans collèges et lycées, essayez d'enseigner
Des ados motivés par trois ou quatre "textos"
Qu'ils essaient d'envoyer sans se faire confisquer
Leur téléphone portable, par ce prof indomptable,
Qui prêche dans le désert à ces plantes potagères !
- - -
Un ado faux-jeton répond à une question,
Sourit au compliment que le prof lui octroie
Jusqu'à que celui-ci, se doute et s'aperçoit
Que l'élève si doué, lit son livre sous le bureau !
- Le livre du cours dont parle l'enseignant
... -
¤¤¤
Tricher pour épater, bien laide mentalité.
: : :
Le doigt dans l'engrenage, ne fait pas bon ménage
Avec moralité, ou d'autres capacités
Pour respecter autrui, la vie en société !
...
Ainsi très récemment, deux ados frontaliers
N'ont pas hésité à prostituer
Leurs copines :
L'une de 15 ans, l'autre de 14 ans !
Et ceci derrière la frontière ... par sécurité
Espérant ainsi l'impunité ...
: : :
Ultime précaution, ils sequestraient
leurs victimes
Quand elles repassaient la frontière,
Une fois leur "travail" effectué !
+++++
Les prisons sont surchargées
Elles ne peuvent plus accepter
Les divers délinquants qui doivent y séjourner ...
...
Leur peine est raccourcie, bien trop vite libérés.
Ils ne sont pas suivis, pour se réadapter !
Et vont récidiver sans se faire prier.
Comme ce violeur qui n'a effectué
Qu'une petite moitié de ses douze années ...
Libéré, il n'a pas tardé à recommencer !
Avec une "joggeuse" en train de s'entraîner
Et pour faire bonne mesure, il n'a pas lésiné :
Après l'avoir violée, il la trucider ! ***
°°°°°
Nous vivons une époque magnifique !
Dans un pays fantaisiste mais fantastique,
Qui économise sur tout, diminue ses employés,
Ses services publics, ses frais de gestion,
Oublie de rénover, de construire des prisons ...
....
Pendant que ses habitants oublient le civisme,
Parfois la moralité en soignant leur égoïsme !
- - -
L'éducation des enfants devrait être le ciment,
Les fondations d'une régénération
De notre société qui s'est laissée aller
Au fil des années !
-----------------
Djipy
le vendredi 9 octobre 2009
+++++
*** Les médias ont fait tout un plat de cette dérive (castration
radiologique,
ou chimique, ou chirurgicale) pendant une semaine !
Puis ... ... ... plus
rien ! ! ! Je vous dis que nous vivons dans
un pays fantastique ! ! ! Si,si !
°°°°°
NB : Pardon pour cette jérémiade mais il y a des jours où il faut
râler pour se soulager ! ! ! OUF !
: : :
105-LA SANTÉ DE FER DE MON POTE ROBERT !
Mon ami, mon copain était un type très bien ...
Bien sa moralité, et très bien sa santé !
Ce collègue de bureau se tenait à carreau,
Toute son activité sans jamais déraper ...
Jamais un verre de trop, jamais vu au bistro,
Son capital santé était sauvegardé !
Jamais le moindre écart, c'était pas un soiffard !
---
Pour maintenir la forme, il faisait du vélo,
Montait des cols énormes, pas pour des rigolos ...
Il me les racontait le lundi au boulot
Bien que le vendredi, presque tout l'après-midi,
On se soit bagarré au tennis sans pitié !
.....
Mon petit pote Robert et sa santé de fer !
Je l'enviais, l'admirais, il m'enthousiasmait !
.....
Il grimpait les montagnes comme je
passe un chandail !
.....
Mais les années passaient, la retraite approchait ...
Nos sets du vendredi avaient beaucoup tièdis !
Un lundi, le matin, Robert se confessa :
<< Je fais moins le malin, rentré à la casbah,
J'ai bu un bon whisky pour chasser mes soucis,
Oublier la fatigue que tu me prodigues
Avec tes balles vachardes, comme à la hussarde !
Je bois un bon "kiki" et j'oublie tes "vach'ries" ! >>
=====
Quinze années ont passé, sans vraiment s'arranger !
Robert prend son "kiki" avant chaque repas ...
Il ne peut s'en passer, il s'est alcoolisé !
Alcool quarante degrés, ça ne va pas durer ...
Pourtant, il est content, il raconte en crânant
Cette nouvelle habitude pleine de turpitude !
°°°°°
Un jour il me demande le nom d'un thérapeute,
Ou mieux, si je connais un bon ostéopathe
Car mon ami Robert a toujours mal au dos,
Comme pas mal de pauvr's hères respirant le même air !
*****
Je lui file le tuyau : l'adresse de mon "ostéo"
...
=====
Mais quand on se revoit il m'aborde aux abois :
<< Ton mec, ton ostéo n'est qu'un vrai rigolo,
Il s'en bat les "abdos" ... des douleurs de mon dos !
S'est vengé sur mon bide comme un ballon liquide,
M'a posé des questions, que j'ai trouvé stupides :
Si je mangeais acide ou des trucs insipides
Que j'assaisonnais plus qu'il le fallait !
...
Et pour faire glisser ça, est-ce que je buvais ? >>
~~~~~~
<< J'ai parlé des "kikis" pris avant les repas ... >>
Il n'attendait que ça ! << Vous buvez du whisky ? >>
...
Et il m'a sermonné : << C'est un peu insensé !
Votre estomac délicat ne peut pas supporter ça ...
Car l'alcool est acide, c'est une boisson perfide
Qui vous brûle l'intérieur et entraîne ces douleurs !
Car dans le corps humain, sachez que tout se tient ! ! ! >>
- - - - -
<< J'ai craché les Euros qu'il a sollicités,
Pensant que ce rigolo n'était pas un idiot
Pour ainsi se "sucrer" sur mon DOS délabré ! ! ! >>
-------------------------------
Djipy
le mardi 11 août 2009
::::::
N.B.: Mon ami Robert m'a avoué, un peu plus tard, qu'il avait réduit sa consommation de "kiki" et qu'il pensait que son dos, pour l'instant, le faisait moins souffrir
!
104-ANGOISSE DE LA PAGE BLANCHE ! ! !
Quand j'étais un ado, j'avais beaucoup de pot !
Pas en mathématiques mais plutôt en français:
C'était automatique, quand le prof me parlait,
Les mots venaient tout seuls quand je lui répondais ...
Dans presque toutes les matières ... sauf en mathématiques
Où brouet de
soupière, marmonnant comme cruche antique ! ! !
.....
Mais en classe de première, ainsi qu'en terminale ...
Nous avions hérité d'un prof phénoménal,
Qu'on avait baptisé, coutume des anciens
Popaul !
...
Ce prof "avec accent" nous parlait lentement,
Son "phrasé" paysan sentait bon le terroir ...
Et tellement convaincant sans jamais être rasoir !
Nous, les vingt-cinq, l'aimions ... Aussi, nous progressions.
Intégrales, dérivées, fonctions indéfinies,
On a tout abordé sans trop d'acrimonie
Charmé par ce Popaul qui mérite la Coupole
"De l'Institut de la Pédagogie".
/\/\/\
Il y a plus d'un mois que "Clio" m'a quitté ...
Et qu'elle ne revient pas, elle m'a abandonné !
Finie l'inspiration, terminées les idées,
Moi qui le plus souvent écrivais sans problème,
Sans soulever la plume qui grattait le papier ...
Sans jamais s'arrêter ! ! !
...
Et à l'ordinateur - je
tape comme un bébé -,
Mes idées, sans pudeur, s'envolent dans les nuées
Avant que j'ai frappé leurs lettres sur le clavier ...
: : : : :
La dactylographie reste pour moi un défi ! ! !
=====
Ce jour, fini les idées, elles ne peuvent s'envoler !
La source s'est asséchée, les mots se font prier
Pour venir se coucher sur l'écran du clavier ! ...
C'est l'angoisse de la page blanche ! ! !
Et, dans le cas présent, l'écran qui reste blanc !
?
?
?
?
?
?
Pardon ... mes amis !
Inspiration tarie ...
Reviens Chérie ! ! !
Je t'en supplie
...
Djipy le dimanche 12 juillet 2009
103-CLOSE-COMBAT ! ...
Comme je l'ai indiqué, en mars 2001,
(voir 3ème paragraphe du texte : 30-PREMIERS SAUTS)
L'armée m'avait donné cinq mois de formation,au "FORT CARRE"
A Antibes Côte d'Azur pour apprendre sans façon
Comment former les ''bleus'' pour vite les expédier
Au-delà de la mer bleue, la Méditerranée !
.....
Ils n'allaient pas au Club-Med, ils allaient au ''casse-pipe''...
Partout dans tous les bleds où des hommes vous étripent
Pour chasser ces Français qui ne sont pas chez eux,
Les renvoyer ''vite-fait''dans leur natal milieu !
- - - - -
Tous les deux ou trois mois, arrivaient des soldats,
Des jeunes pas dégourdis, hébétés, abrutis,
Bousculés par la vie et qui n'ont pas compris
Que dans peu de semaines ils quitteront ce domaine
Pour se faire canarder et peut-être étriper
En Algérie rebelle par des fellaghas cruels ! ! !
¨¨¨¨¨
Après l'échauffement, petite gym' matinale,
J'essayais de les former, avec beaucoup de mal,
Au close-combat, combat rapproché, self-défense,
Pour qu'en cas d'embuscade sans coup de feu,
A l'arme blanche comme disent ces belliqueux,
L'arme reste blanche et ne rougisse pas de leur sang !
= = = = =
J'ai fait ce que j'ai pu, la plupart m'appréciaient,
Mais restaient des têtus, deux ou trois qui râlaient ...
Et que je m'efforçai d'enseigner avec succès ?
* * *
Qu'en est-il resté sur le terrain maghrébin ? ? ?
:::
Je ne l'ai jamais su !
:::
Les années ont passées, mes enfants ont grandi !
Primaire, collège, lycée, là, je leur ai appris,
Ce qu'on m'a enseigné quand j'étais à l'armée,
Et qu'à mon tour j'ai transmis aux jeunes ébahis !
- - - - -
C'est un détail oublié au fil de bien des années !
Mais que ma fille aînée, elle, n'a pas oublié !
Elle est enseignante : une mémoire d'éléphante ! ! !
= =
=
Quand sans cesse aux infos, j'entends des profs blessés,
Par des jeunes, offensés, insultés, poignardés,
Se retrouvant à l'hosto, en danger sur le billard,
Hémorragie interne découverte sur le tard ...
Risque vital engagé, heureusement effacé !...
....
Je demande peu après à ma fille enseignante,
« Saurais-tu éviter une lame tranchante
Qu'un des tes écervelés essaierait de te planter ? ? ? »
Sa réponse m'a surpris, pour tout dire : ébahi ! ! !
« Essaie un peu pour voir, si je suis une passoire ? »
^^^
J'attaque par en-dessous, lame fictive vers le haut,
Comme pour l'éventrer, difficile d'esquiver ...
¤¤¤
De ses deux bras croisés, elle me bloque l'avant-bras
Tandis que son bassin s'est rejeté en arrière
Pour l'éloigner de l'arme meurtrière ! Et en même temps,
Coup de 'pied de pointe' aux bijoux de famille de l'attaquant !
*** ***
Bravo, je dis O.K, mais ce n'est pas parfait
Car dans l'autre main, j'ai un autre surin
Que tu n'as pas vu, que je lève en l'air
Pour simuler un coup, cette fois, de haut en bas ! ! !
: : :
Elle me bloque le poignet, me fait une clé oubliée
Qu'elle a vite stoppée avant que mon bras soit cassé ...
¤¤¤
Je l'ai félicité, elle se souvenait de tout ...
Quant à moi, pauvre de moi, qui oublie presque tout,
Cela m'a fait revoir ce que je lui avais appris
Il y a bien 20 ans ... Et qui était sorti de mon esprit ! ! !
¨¨¨
Mais ne nous leurrons pas, les parades enseignées
Ne sont vraiment efficaces qu'avec des gens mal formés :
Car leurs coups de débutants peuvent être devinés,
Donc anticipés et ainsi évités ...
¤¤¤
Si vous tombez sur un « vrai truand, »
Expérimenté dans « l'art de faire du mal »
Close-combat, self-défense, judo, jiu-jitsu,
Me paraissent bien illusoires ! ...
Par contre, je crois encore aux vertus de la course à pied :
Pour <<SE DÉBINER À FOND DE
TRAIN ! >>loin du danger !
Djipy le vendredi 22 mai 2009, lendemain de l'ascension.
102-ADIEU LA NEIGE ... ADIEU LE SKI ... ? ? ?
Les années sont bien là, le bonhomme est bien las !
Et pour crapahuter et aussi pour glisser,
A perdu les qualités acquises au fil des années !
***
Faut dire qu'une semaine par an ne fait pas de lui un grand,
Un téméraire champion, digne de la télévision !
...
Mais il aime serpenter sur les pentes enneigées,
Se griser de la bise qui fait pleurer ses yeux,
Se soûler des reliefs, des virages et des creux,
Du ciel brûlé de soleil, qui rend son nez
"vermeil".
¨¨¨
Car, comme un sale gosse, il a eu la cosse, ***
De se tartiner la face d'une crème efficace,
Durant ce lundi si serein, sans se douter de rien,
Non protégé, il a skié ...
+++
Le lendemain, surprise ! ... Le nez comme une patate
Et le reste du visage aussi rouge qu'une tomate,
Il se rase à la lame, sans aucune précaution !
...
Et le surlendemain, visage en irruption
Reçoit mille banderilles d'un bon millier d'aiguilles ! ! !
La peau pelée la veille, rabotée au rasage,
Se venge maintenant en l'irradiant !
°°°
Il a les joues en feu, le pif tout pelucheux ...
°°°
Le ciel moins lumineux est un peu nuageux,
Notre héros courageux est reparti franc-jeu
Skier avec son groupe et Serge le moniteur
Fait découvrir à sa troupe de beaux et nouveaux secteurs !
^¨¨¨^
Il n'est pas trop gêné, 118 pistes balisées,
Dans cette station sophistiquée ...
Encore doit-il choisir celle qui nous fera plaisir !
===
Nous logeons au "Club-Bed", célèbre pour ses literies
Que les esprits "bronzés" transforment en coucheries !
Parfaite organisation, idéale restauration ...
Pas trop bonne pour la ligne que chacun égratigne
Mais pour peu de temps, juste une semaine par an !
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
Notre groupe
De gauche à droite, Luigi le bon
Samaritain, aux côtés de sa belle-soeur, la femme de Jean-Claude
lequel est en train de nous photographier (et dont les bâtons sont au premier plan),
en 3ème position, avec l'anorak bleu clair, Guy votre narrateur,
en 5ème position, Serge notre moniteur en rouge, puis en mauve la femme de Luigi ...
Quant aux autres, j'ai oublié leur prénom ! Qu'ils me pardonnent ! ! !
...
Voyez la qualité du ciel, la luminosité ... Lunettes indispensables et deux de l'équipe
(le 3ème et le 10ème) avec un masque de protection les rendant méconnaissables ...
__________________________________
J'ai parlé de Luigi, le bon Samaritain,
Toujours aimable, gentil, prêt à donner la main
Pour vous relever si vous êtes tombé ...
(Depuis une bonne semaine, j'avais une lombalgie,
Que mon ostéopathe n'avait pas "adoucie"...
Si je chutais, on me relevait ...
Cela ne m'est arrivé qu'une seule fois par matinée ...)
Mais d'ailleurs toute l'équipe se montrait solidaire.
Elle était homogène, sympathique, volontaire ...
- - -
Mais le très grand Jean-Claude, 1 mètre 88,
Maître de la photo, m'a ramassé comme une frite,
Malgré mes 80, et quelques kilos ...
***
Il m'a décollé du sol, comme une jeune dactylo !
Je l'ai congratulé pour l'effort exercé !
<< Ce n'est rien du tout, ma taille facilite tout ! >>
M'a-t-il
rétorqué pour se "justifier" ...
= = =
Il n'y a rien à ajouter
!
ooo
...
Le samedi, jour sans mono, j'ai fait comme lui : repos !
Dimanche matin, bagages, et chargement voiture
Et le déjeuner avalé terminait l'aventure ...
***
Retour à la maison pour finir la saison
Et le long de la route, tout en conduisant,
Tournait dans ma tête en me torturant
Cette question :
<< Que feras-tu dans un an ! ? ? ? >>
Les années s'accumulant, la souplesse diminuant,
La question reste en suspens ! ! !
+++
*** : "En vérité vraie", d'habitude, je skiais avec mes filles et mes petits enfants, et c'est ma fille aînée qui me
tartinait le visage d'une crème protectrice ...
Guy
le samedi 04/04/09
...
101-MAIS ... QUE FONT LES FEMMES ? ? ?
Quand l'homme rentre du boulot, il en a plein le dos !
Se traîne vers son fauteuil, s'écroule comme une chiffe-molle ...
C'est qu'il a travaillé, lui, il est fatigué ...
Il peut quand même choper sans qu'on l'en ait prié,
Son "outil" préféré : sa chère télécommande
Et peut même appuyer et sans qu'on lui demande
Sur le bouton-poussoir de sa chaîne attitrée ...
Celle qu'il est le seul à utiliser,
Et dont le bouton est ratiboisé d'avoir été souvent sollicité ! ! !
...
Lorsqu'enfin est montré un spot publicitaire,
Notre homme, bien qu'épuisé, réussit à s'extraire
De son fauteuil moelleux et d'un "ouf" fabuleux
Ouvre enfin le frigo pour piquer son "lolo":
Sa bouteille préférée, sa "bibine" adorée !
...
Il a bien
"entrevu" sa femme très occupée,
Il l'a "entr'aperçu" s'escrimer au dîner,
Eplucher les carottes, patates et autres gnognottes
Mais n'a pas "percuté", n'a pas envisagé
Qu'il pourrait proposer d'un peu la seconder,
Simplement lui parler : << Chérie, je peux t'aider ? >>
Elle aurait refusé mais aurait apprécié,
Que "son seigneur et maître" puisse enfin admettre,
Qu'on est deux au foyer à faire bouillir la marmite,
Et qu'il faut partager les corvées sans limites,
Sans distinctives, sans exclusives !
.....
Il n'a pas supposé que sa femme bien aimée,
Au réveil, ce matin, ses paupières soulevées,
S'est mise à cogiter, afin de calculer
Comment dans la journée, elle pourra tout gérer:
- Préparer le café du petit déjeuner,
- Réveiller les marmots, - comment les habiller ?
Est-ce que dehors il gèle, il pleut ou fait soleil ?
- Et les faire grignoter et ne pas s'énerver
Parce qu'il leur faut deux heures pour étaler le beurre :
Et ils s'en mettent partout, s'en tartinent même les joues !
- Les laver, - les chausser, - à l'école les "livrer ..."
^^^
- Foncer à la cantine dont elle est responsable,
- Affronter les bobines de ses subordonnées
Déjà en plein chantier ... et leurs yeux qui l'accablent !
¤¤¤
- Il lui faut s'humilier pour se faire pardonner
Ses dix ou douze minutes de retard "injustifié"...?
Pourtant, elles doivent piger, elles ont eu des petits
Qui les ont tourmentées comme font tous les petits !
~~~~
L'incident remisé, elle doit tout contrôler :
Devoir téléphoner car tout n'est pas livré ...
Ce sont les entrées que l'on a oubliées !
L'économe s'est trompé, elle doit se débrouiller !
Elle va subir ainsi une flopée d'aléas
Et mille petits tracas jusqu'à l'heure du repas.
¨¨¨¨
Heureusement, elle aime son équipe qui le lui rend bien.
Malgré les regards désapprobateurs du matin,
Aussi vite oubliés qu'ils étaient arrivés ...
===
Après les rangements qui suivent tous les repas,
Chacune va forcément donner de la voix,
Pour commenter ce qui n'allait pas !
C'est le "débriefing" des anglais mais très "fair-play",
En dégustant un café que toutes ont bien mérité !
*****
A seize heures, c'est fini ... Toute la troupe est partie.
La plupart faire les courses, les achats pour leur "ours":
Leur mari qui travaille, lui, pire qu'un samouraï ...
.....
Mais les dames doivent foncer pour bien récupérer
Leurs bambins à la fin des cours de l'école,
Rentrer à la maison préparer leur goûter,
Puis les guider, devoir, leçon, faire réciter ...
En chargeant le lave-linge sans rien oublier.
Préparer dans l'évier les légumes pour le soir,
Les laver, les essuyer, les découper, les cuisiner,
Tandis que Monsieur est arrivé pour s'écrouler
Dans son fauteuil préféré, face à la télé !
----
Beaucoup plus tard, bière
sirotée, il va se trimballer,
Dans la cuisine renifler les arômes de la cuisson !
MAUVAISE PIOCHE !
Sa femme l'embauche
...
<< Mon chéri, sois aimable, voudrais-tu mettre la table ?
C'est prêt dans cinq minutes, et fais que les bambins,
Rangent tout ce qui traîne et se lavent les mains ! >>
...
Piégé le papa, il n'en revient pas ...
----
En traînant les pieds, il va s'exécuter
Sans rouspéter ... mais sans se marrer !
...
Le repas avalé, et ... sans difficulté
Le paternel affable débarrasse la table,
Garnit le lave-vaisselle et lance le prélavage !
Pour rejoindre illico sa télé et les infos ...
¨¨¨
Par contre, la mère se cogne de laver les casseroles,
Ranger toute la cuisine pour que demain matin
Ce ne soit pas le chantier lors du petit déjeuner !
<><>
Maintenant, linge essoré dans la machine à laver,
La maman l'étendra sur le fil de la loggia ...
Puis couchera les garçons qui étaient polissons,
Livrés à eux-mêmes, ils posaient problème,
A la mère seulement car le père est ronflant,
Devant sa télé toujours allumée !
.....
Soupir de la maman qui s'en va se traînant
Jusqu'à la salle de bains subir quelques soins ...
Enfin elle s'occupe d'elle puisque sa maison est belle ...
Puis elle ira fermer la télé allumée
Ce qui réveillera le Nounours de son coma !
Puis, elle se glissera dans les draps en préparant déjà
La journée de demain : c'est son labeur sans fin ! ! !
::::::::
Djipy le samedi 21 mars 2009
100-SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE
(bis)
La 14ème du nom à BRON (69500)
Mars 2009 - Utiliser les mots :
ailleurs-transformer-capteur-désirer-génome-
clic-vision-pérenne-compatible-clair de terre
******
*****
UN RÊVE ÉVEILLÉ
Elle rêvait d'être ailleurs, pouvoir se transformer,
Oublier ses capteurs, ne voulait désirer
Qu'être une autre personne avec un autre génome !
Pouvoir d'un simple clic, modifier sa vision,
Du monde et de son fric, oublier l'inflation,
Et comme l'aigle des montagnes, planer haut dans le ciel,
Admirer la campagne, les couleurs d'arc-en-ciel,
Des séduisantes vallées, celles de nos Pyrénées.
Puis, se laisser glisser en Méditerranée,
Remonter à bâbord, contourner le Mont Blanc,
Survoler plus au nord le croissant du Léman,
Voir la pérenne beauté des montagnes de la Suisse
Tout à fait compatibles avec les monts d'Autriche !
Ce long survol des terres couvertes d'un blanc manteau
Contraint ce clair de terre d'être aimé aussitôt !
Hélas, notre rêveuse doit quitter son vol d'oiseau,
Redescendre sur la terre et reprendre son boulot !
Djipy dimanche 22 février 2009
99-SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE
La 14ème du nom à BRON (69500)
Mars 2009 - Utiliser les mots :
ailleurs-capteur-clair de terre-vision-clic-
transformer-compatible-désirer- génome-pérenne-
EXTRATERRESTRE VÉNUSIEN RENTRANT DE MISSION
PRINTEMPS ANNÉE 2059
Bloqué dans sa capsule, prisonnier de sa bulle,
Il rêvait d'être ailleurs, débranchait ses capteurs
Pour pouvoir admirer ce qu'il a fomenté :
Délaisser sa planète, terminer son enquête,
Par une petite balade, une légère escapade,
Sans se faire repérer des écrans vénusiens,
Par un tour de la terre pour voir un clair de terre
Dont les autres spationautes ont vanté la vision !
D'un clic,« marche manuelle », transformer son orbite,
Pour qu'elle soit compatible avec l'obésité
De cette trop belle sphère bleue qu'il a tant désirée,
Sans pouvoir l'habiter, mais au moins l'admirer ...
Il sait que son génome qu'on lui a modifié
De façon trop pérenne ne pourrait supporter
Sa venue sur la terre : ça tuerait ses artères !
Il attendra encore pour tenter ce record !
Djipy le samedi 21 février 2009
98-LA PROVISEUREEEE ! ! !
---
Sûrement éjectée d'un lycée de banlieue
Cette dame décomplexée - assez proche du milieu -
Tente de tout diriger, élèves et professeurs ...
Elle aurait repêché des cancres sans valeur
De son ancien lycée pour les réintégrer
Dans son nouveau lycée qu'elle a ainsi « flingué » !
...
Ces « branleurs » attitrés ont été admirés,
Puis copiés, imités, par d'autres cancres tarés,
Qui se sont élancés dans cette course effrénée
De la médiocrité, de l'imbécillité !
---
Qu'en a-t-il résulté de cette voracité ?
Enseignement bâclé, ambiance désespérée
Des trois élèves par classe désirant travailler ...
Professeurs dégoûtés, certains très déprimés,
De devoir faire leur cours dans ce genre de basse-cour
De jeunes coqs "bons-à-rien" qui ne respectent rien !
Ils en viendraient aux mains pour peu qu'on les contraint
Et certains sont armés, armés pour poignarder ! ! ! ***
^^^^^^
L'élève narguant son prof "doit voir" la Proviseure
Qui lui fait la morale, joue les « temporiseurs ... »
Et l'envoie en étude, pleine de mansuétude ! ! !
....
L'élève a bien vite compris qu'il ne sera pas puni,
Et qu'il peut recommencer sans risquer d'être évincé
De ce bienveillant lycée qui permet de transgresser
Tous les affreux règlements qui le gênent cruellement !
===
Un seul zèbre de ce type, par classe, casse toute l'équipe !
Les ados de "l'âge bête" ricanent comme des "bébêtes"
A la moindre "connerie", à cet amphigouri ! ...
...
L'enseignant peut rager, son cours est saboté !
::::
Quand les vacances scolaires sont enfin arrivées,
Les "élites" repêchées par la douce Proviseure
Ont fait publicité dans leur natal quartier !
.....
Tous leurs anciens copains ont été informés :
― « Vien ché nou o lissé, on fai que rigolé,
Cè coule, la "prove" et zenne, cè un vrè fénomène :
Ele ne puni jamè, on fè se qui nou plè ! »
― « Tu t'ran pas comte, pov' mec, mé vieu son tro pèt-sec,
Y von jamè vouloir que j'aye dans ceu branloir
Et pour peyé le buss, y von prandre le tifuss ! »
¨¨¨¨¨¨
N'empêche qu'à la rentrée, une part de ces paumés
Grâce à la « carte scolaire », dans ce cas populaire,
Ont changé de crèmerie pour le charivari ...
Et, avec le renfort de ces vils doryphores,
Le lycée exemplaire devient une pétaudière !
^^^^^^
Heureusement, les bons éléments ont senti le vent
Et se sont débrouillés pour changer de lycée ...
Vers d'autres, bien mieux cotés, ou bien dans « le privé ! »
+++++
Au fil de quelques années, un lycée bien classé,
Dans la première moitié de la bonne renommée
Se trouve dorénavant dans le moins motivant !
------
Des jeunes très clairvoyants ont déserté ce lieu
En argumentant que dans ce milieu,
Ils gaspillaient leur temps ... et leur « soif d'apprendre ! »
*****
Ils ne l'avaient pas vraiment mais voulaient entreprendre
Quelque chose de sérieux pour que leur avenir
Sans être trop ambitieux leur permette de s'épanouir !
°°°°°
Ils ont quitté leur PROVISEUREEEE !
On devrait dire : leur DEMOLISSEUREEEE !
Mais merci la Providence ...
Sa retraite s'avance ! ! !
Et les enseignants souhaitent tout bas ...
Qu'elle ne rempilera pas !
Djipy le samedi 31 janvier 2009
*** : 2 enseignantes
ont été gravement blessées à ce jour ( si je ne me trompe pas ! )
97-KYRIELLE D'EXPRESSIONS
Me voici: « sapé comme un milord », «fier comme Artaban »et un peu
« fier à bras ! », je me présente à ce mec
« fagoté comme l'as de pique », « maigre comme un coup de
trique », et
« méchant comme la gale », à qui je voulais: « rabattre le
caquet » ! J'aurais mieux fait de
« laisser pisser le
mérinos » mais il aurait pensé que :
« j'avais les grelots », les foies, la frousse !
Cette bringue, longue comme un jour sans pain, mais
« soupe au lait »
« comme pas deux », « bouchée à l'émeri », avec
« sa face de carême », « n'était pas une
flèche »
avec son nom à coucher dehors avec un billet de logement !
Je tentais de garder la tête froide, « tranquille comme Baptiste », mais
« cet homme de peu » me « chauffait les oreilles ». Et,
« la tête près du bonnet », j'allais « lui parler du pays » et lui faire
« baver des ronds de chapeau » car « j'en avais ma claque »
de voir ce blanc-bec « se moquer du tiers comme du quart »
!
:::::::::
« Doucement les basses » me dis-je ! Il me baladait depuis des lustres,
« me dorait la pilule », promettait monts et merveilles,
« me bourrait le mou », faisait sa « sainte Nitouche » en disant :
qu'il me
rembourserait :
« rubis sur l'ongle », et « patati et patata », mais
« peau de balle et balai de crin », je ne voyais rien venir et je commençais à « sortir de mes gonds »...
Mais « il s'en souciait comme d'une guigne »
ce « panier percé », juste bon à « péter dans la soie » alors qu'on l'avait « tiré du ruisseau » ! ... Bref, « cela n'était pas mes oignons » !
...........
Mais je voulais retrouver mon pognon !
...........
Et ce boit-sans-soif était si souvent « dans les vignes du Seigneur »,
à déconner noir-peté , à « chercher des crosses » à « toute vieille bringue » affalée au comptoir, attendant qu'on l'oblige, manu militari,
« à changer de crèmerie » que je commençais à désespérer !
Et « des clous », une fois de plus ce jour là,
je l'avais dans le bas du dos,
en attendant que ce moins que rien ne « s'achète une conduite » ...
********
Je rêvais : il en tenait une « telle couche »
qu'en « 2 coups de cuillère à pot »
il pouvait prendre « la clé des champs » et
que « pouic » pour mes sous,
je me retrouverais :
GROS JEAN COMME DEVANT ! ! !
Djipy le lundi 29 décembre 2008
N.B.- Dans ce texte que j'ai tenté de faire court, j'ai réussi à loger 45 expressions
( en caractères gras) citées par Bernard Pivot dans son livre :
« 100 expressions à sauver »
Ce livre m'a été aimablement offert pour
mes 3 quarts de siècle par une vraiment trop gentille copine de chorale ! Merci à elle, encore et encore ! ! ! Guy
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